Notre histoire
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Notre Histoire : la genèse d’une impertinence et la culture du French Flair

Trois joueurs du Racing ont joué pour le tout premier match de rugby international organisé en France, contre la Nouvelle-Zélande en 1906, et en 1987, Franck Mesnel, le fondateur d’Eden Park, jouait lui-même lors de la toute première Finale de Coupe du Monde de Rugby contre les All Blacks au Stade de l’Eden Park d’Auckland en Nouvelle-Zélande, après avoir lui aussi joué ses deux premières sélections contre ces mêmes All Blacks en France.

Le 11 janvier 1987, lorsque le Racing a joué contre Bayonne, au cœur du pays basque, les joueurs sont entrés sur le terrain portant des bérets basques, en l’honneur des grands arrières attaquants bayonnais du passé.

Le 19 avril 1987, pour les quarts de finale du Championnat contre Brive à Clermont-Ferrand, les joueurs du Racing, Franck Mesnel en tête, sont sortis des vestiaires portant des blazers et des nœuds papillon autour du cou. Et la semaine suivante, pour la demi-finale à Bordeaux, au lieu de porter ses shorts de rugby habituels, « le Show-Bizz » s’est attaqué au puissant club toulousain… en culottes bouffantes de Bombay.

Le choix du port du nœud papillon rose a été fait lors d’un dîner au cours duquel les joueurs ont cherché un accessoire représentant au mieux l’état d’esprit de cette équipe. la couleur rose étant déjà une marque de fabrique (la panthère rose était la mascotte de l’équipe), il restait à trouver le symbole d’une soirée exceptionnelle, festive et classieuse. L’idée du nœud papillon porté avec le smoking émerge. Elle s’imposa naturellement mais en rose pour la touche de fantaisie, comme illustration parfaite de cette impertinence parisienne.

Une semaine après, fidèle à lui-même, « le Show-Bizz » participe à la grande finale contre Toulon, en portant son fameux nœud papillon rose.

La saison suivante, Jean-Baptiste Lafond donnait un autre exemple typique de l’esprit Show-Bizz. Lors d’un match clé contre Toulouse, le 10 avril 1988, les joueurs du Racing se sont enduits le visage, les bras et les jambes de maquillage noir en l’honneur de Vincent « Momo » Lelano, le pilier africain du Racing, qui fêtait son anniversaire. En février 1989, lors d’un match contre Béziers, l’inimitable Lafond a joué, seul cette fois-ci, avec un faux crâne chauve : une moquerie amicale à son opposant Didier Cambérabéro qui s’était récemment fait poser un postiche.

Une semaine plus tard sur le terrain du Racing à Colombes, toute la division arrière décidait de célébrer le bicentenaire de la révolution française, à sa manière. Pour le match contre Le Boucau, ils sont arrivés sur le terrain, vêtus de longs shorts rayés avec les couleurs révolutionnaires bleu-blanc-rouge et des bonnets phrygiens, symboles de la révolution.

En mai 1990, Franck Mesnel, Eric Blanc et leurs joyeux compagnons réussissaient à nouveau à se hisser jusqu’à la finale du Championnat de France, cette fois contre Agen. Et, une fois encore, ils sont apparus avec leur impeccable nœud papillon rose. Jean-Baptiste Lafond avait même prévu un nœud papillon rose supplémentaire qu’il a cérémonieusement offert au Président François Mitterrand, lors des présentations traditionnelles d’avant-match.

Pendant le match, les joueurs du Racing ont également provoqué quelques froncements de sourcil en faisant une légère entorse aux rafraîchissements normalement servis à la mi-temps. Au lieu de l’habituelle tranche d’orange et du verre d’eau, les joueurs ont bu une coupe de Champagne servie dans des flûtes en cristal par Yvon Rousset, habillé en serveur traditionnel de brasserie parisienne. Heureusement, les bulles ont eu l’effet désiré et le Racing a gagné une finale très disputée, en battant Agen (22-12) et en ramenant le bouclier de Brennus à Paris pour la première fois depuis 1959.

L’année suivante, champions de France en titre mais éliminés en demi-finale, les joueurs du Racing on montré qu’ils avaient toujours leur sens de l’humour et, à l’occasion du match de la troisième place contre Béziers, ils sont arrivés au Stade Jean Bouin, à vélo avec des bérets basques sur la tête, et ont fait deux tours pour saluer les spectateurs sur la piste d’athlétisme.

Durant ces années, les joueurs du Show-Bizz n’ont eu cesse d’attacher de l’importance à l’élégance à la française, et même sur les terrains, en relevant leur col, en attachant toujours haut leurs chaussettes, en rallongeant parfois leur short, en soignant leurs chaussures et en les agrémentant de lacets bancs. Cette attitude faisait partie de l’énorme exigence qu’ils se sont forcés à respecter, tant sur le jeu que sur l’apparence.

Ils gardaient l’élégance…

Pourquoi Eden Park ?

Quand en 1987, Franck Mesnel a imaginé de créer une marque de prêt-à-porter d’inspiration rugby, reflétant le style de vie premium à la française, le nom d’Eden Park et le nœud papillon rose pour logo étaient des choix évidents. Franck Mesnel venait de jouer une finale de coupe du monde sur le légendaire terrain D’Auckland, et durant la saison 1986-87, le nœud papillon rose était devenu la marque de fabrique du succès du Racing sur les terrains français.

En 1987, la France a surpris le monde du rugby en éliminant l’Australie en demi-finale à Sydney pour gagner une place pour la finale de Coupe du Monde contre la Nouvelle-Zélande. Pour Franck Mesnel et ses coéquipiers, cependant, c’était déjà comme s’ils avaient conquis l’Everest en battant les favoris australiens en demi-finale. Malgré un essai tardif réussi, ils ont été battus (29-9) par la magnifique équipe des All Blacks. Franck a joué cette finale, un nœud papillon rose dans la poche.

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